Quelle différence entre GPL et GNV ?

Face aux problèmes de raréfaction des ressources, les acteurs du secteur énergétique et du transport doivent trouver des solutions innovantes. En adéquation avec les valeurs de la transition énergétique, les alternatives tendent à se développer, comme le GPL (gaz de pétrole liquéfié) et le GNV (gaz naturel pour les véhicules). Quelles sont les différences entre ces deux carburants ?

La composition et le principe du GPL

Sigle pour désigner le gaz de pétrole liquéfié, le GPL est un mélange d’hydrocarbures (40 %) et de gaz naturel (60 %). Afin de réaliser une liquéfaction à faible pression, il s’agit essentiellement de butane et de propane. Le GPL se distingue par sa simplicité de stockage et d’acheminement.

Pour une utilisation courante, on le retrouve en tant que carburant pour véhicules. Il se révèle moins cher que l’essence sans plomb ou le gazole. On parle alors de GPL-c. De plus, sa composition limite l’usure du moteur. On peut également s’en servir comme source d’alimentation pour le chauffage domestique et la production d’eau chaude sanitaire.

Le GNV : une solution à considérer dans la transition énergétique

Le GNV (gaz naturel pour véhicules) est également un carburant alternatif. Il n’est toutefois pas à confondre avec le GPL. À hauteur de 97 %, sa teneur en méthane est similaire au gaz naturel distribué dans les réseaux des villes. De plus, il émet 25 % de CO2 en moins. La diminution des rejets d’ozone est estimée entre 80 et 90 %.

Il se distingue aussi par l’absence d’émission de soufre ou de benzène. Bien que peu démocratisées sur le territoire français, les infrastructures dédiées à la production et à la distribution de GNV sont amenées à se développer, pour en faire une véritable alternative au gazole d’ici 2050. L’appellation GNV recouvre le gaz naturel liquéfié (ou GNL), ainsi que le gaz naturel comprimé ou GNC.

GNL Gaz

Quelles perspectives pour le GPL et le GNV ?

Les études de bassins pétroliers démontrent une raréfaction de cette énergie fossile. Sous forme de GPL ou de GNV, le gaz naturel s’avance comme une solution d’avenir. Les ressources sont davantage abondantes, et faciles d’accès.

En raison des possibilités de transformation sous forme liquide ou vaporeuse du gaz, l’acheminement par le biais de méthaniers et de gazoducs a des coûts inférieurs, et est moins contraignant. S’il convient de démocratiser les usages avec de nouvelles infrastructures, l’emploi du gaz naturel comme carburant contribue à la réduction des émissions polluantes.